Ce blog est un essai de Mme Jéhanno pour donner, aux élèves du collège, un outil de communication. Son premier objectif est de vous fournir des informations, ensuite il s'agira pour les visiteurs du blog d'apporter commentaires
Je dis une dernière fois au revoir à ma famille, puis je monte dans le train et trouve une place dans le premier wagon à coté d'une dame déjà endormie. Je m'assieds et installe mon oreiller au creux de ma nuque pour pouvoir m'y endormir. Je ne tarde pas à sombrer dans un sommeil profond, sachant que j'ai six heures de route. Je m'endors. Une secousse me réveille, le train s'est arrêté au début d'un tunnel. La dame assise à coté de moi n'est déjà plus là. Avant de partir, je m'étais renseignée sur le trajet, je savais que Paris se situait juste à l'arrivée de ce tunnel. Plusieurs personnes sont déjà descendues afin d'observer ce qui ce passe. Je descends moi aussi. Après quelques instants de réflexion, je décide de parcourir ce tunnel à pied. Je prends ma lampe torche et mes affaires et pars en direction de l'entrée. J'entre dans le tunnel. Il fait sombre mais je n'ai pas le choix, si je veux arriver à Paris à temps pour prendre l'avion,je dois traverser ce tunnel. Arrivée à la moitié, un frisson me parcourt. J'entends des bruits venant des murs. Ils sont assez précis, ce sont des voix, elles murmurent des choses mais je panique tellement que je n'arrive pas à entendre ce qu'elles disent. Et après tout c'est peut-être mieux comme ça. Je me retourne et aperçois une silhouette féminine, il s'agit de la dame assise à coté de moi dans le train. Elle me fixe d'un regard noir, elle me fais presque peur. Son teint est si pâle qu'on crois voir à travers. Je veux engager la conversation mais elle se transforme en femme habillée de blanc dont les pieds se décollent du sol. Je crie, elle me fais si peur ! Les voix que j'entendais tout à l'heure se taisent. Je remarque ensuite son couteau rempli de sang, comme si elle avait répété cette action des centaines de fois auparavant. Prise de peur, je tombe en arrière, à présent elle me domine par sa taille. Je recule mais elle me l'interdit. Je vois de la colère dans son regard. Elle me parle d'une voix froide et me menace de son couteau, ce qui m'oblige à me lever, ce que je fait dans la minute où elle me le dit. Elle m'observe de la tête aux pieds, elle cherche sûrement la façon dont elle va me tuer. Je panique. Elle aiguise la lame de son couteau contre la paroi du tunnel, cela me donne la chair de poule.
Elle se tourne brusquement, ce qui me fait sursauter encore une fois. Je m'agrippe à la paroi du tunnel que je trouve étonnamment rugueuse. La dame me regarde. Elle pointe son couteau vers moi et sans hésiter, elle enfonce au plus profond de mon cœur.
J'entends un bruit sourd, un bruit de train. Je me réveille dans le train à l'entrée du tunnel, mon oreiller aux creux de ma nuque, ma bouteille d'eau dans la main et le mini-écran sur le siège d'en face allumé. Il n'y a plus personne à coté de moi, il n'y a sûrement jamais eu quelqu'un. Je me rassure ce n'était qu'un rêve. Seulement, au moment où le train passe sous le tunnel, une douleur vive me prend au cœur comme une lame qui s'enfonce petit à petit. J'ai si mal ! Un frisson me parcourt. Mon rêve était-il vrai ? Avais-je vraiment été poignardée ? Plein de questions se posent dans ma tête, je suis déboussolée, perdue, je repense à la dame dans le tunnel, à son couteau rempli de sang et à la façon dont elle m'a regardée, d'un regard sans pitié. Je me lève, descends du train, et retourne dans le tunnel sans aucun objectif, sans aucune raison...
Clémence.M, 4 Azur