• Elle 

                Jérémy était aux anges, heureux comme jamais. Il était dans ce magnifique parc où il aimait tant se balader. Mais surtout, elle y était également, avec lui. Elle, qui, habituellement n'acceptait jamais ses sorties. Inutiles et gamines disait-elle à chaque fois que le pauvre garçon les lui proposait. Mais, cette fois là, elle avait dit oui. Jérémy s'était préparé des heures avant celle tant attendue de leur rendez-vous. Il voulait être parfait pour lui plaire. Son nom était Luisa. Il l'aimait tant! Et bien que les deux jeunes se connaissaient depuis leur naissance, jamais la belle n'avait accepté de passer du temps avec lui auparavant.

                Voilà bien une heure qu'ils marchaient et dialoguaient. L'homme vivait un moment unique et inoubliable. Ils arrivèrent à l'étang du parc, une vaste étendue d'eau en plein centre-ville. Il était de toute beauté, particulièrement lorsque les rayons du soleil reflètaient ses eaux.

    « A quoi penses-tu Jérémy? le questionna t-elle.
    - A toi, lui répondit-il sincèrement. »

    Elle sourit. Elle était tellement belle lorsqu'elle souriait. Son visage d'ange lui paraissait tellement attendrissant.

                Elle reçut un sms. Elle n'aimait pas qu'on lise ses messages et Jérémy le savait. Celui-ci s'est donc assis sur le banc libre le plus proche. Elle continuait d'avancer en tapotant sur l'écran de son mobile. C'est alors qu'il comprit. Cela était inévitable. Elle qui ne savait pas nager! L'étang était-il profond? Il cria son nom pour la prévenir. Il était trop tard. Elle tomba à l'eau. Il courut et plongea. Il disparut..

                Le garçon la rattrapa. Leurs têtes émergèrent. Elle respirait. Il était si fière, il venait de sauver sa grande soeur adorée de la noyade.

     

    Céline Barré 3 Lilas.


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  • Jeu dangereux

     Par une après-midi ensoleillée de septembre, quelques jours après la rentrée, alors que je sortais d'un magasin, je tombai nez à nez avec un groupe de garçons. L'un d'entre eux qui semblait être le chef s'avança. Il avait un regard perçant, un air méchant et une énorme cicatrice sur le visage. Ce denier me jeta à terre puis me donna des coups de pied dans le ventre, dans la tête, dans tous les endroits où il était susceptible de me faire mal. Ce fut en cette belle journée ensoleillée que tout a commencé.

    Pendant des années, je me suis fait frapper, torturer par cette bande de brutes en short. Chaque samedi j'essayais de me cacher derrière mes amis mais cela ne servait à rien, à chaque fois ils me retrouvaient et mon cauchemar recommençait. Je me souvins d'un jour où un gars appelé Thierry m'avait donné un coup de poing en pleine face. Tous ses copains lui avaient crié dessus prétextant qu'ils n'avaient le droit qu'au pied. De toute façon, moi, du pied ou de la main, j'avais toujours aussi mal mais ils n'en avaient rien à faire eux, tout ce que comptait à leurs yeux était de me faire le plus mal possible. Cela devait surement les amuser.

    Un jour, ils arrêtèrent, mais ce ne fut que de courte durée, deux semaines plus tard ils étaient là à nouveau, fidèles à leurs postes, en pleine forme et mon calvaire reprit, encore et encore jusqu'au jour où je reçus le coup de trop, celui qui me fit crever. Ces brutes n'en étaient pas tristes, au contraire, ça les amusait.

    Jamais je n'aurai pu croire que les footballeurs martyrisaient leurs ballons d'une telle façon.

     Noelann Jéhanno


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  • C’était fait. Moi qui attendais ce moment depuis tellement longtemps. Il m’était même devenu impossible de supporter ces bambins qui jouaient avec mes frères. J’étais très jaloux. Qu’avaient-ils de plus que moi ? Peut-être était-ce leur manteau à carreau immaculé qui leur valait l’honneur d’être choisis pour jouer, ou serait-ce plutôt grâce à leur gonflette que je n’avais pas. Mais leurs atouts et leur rembourrage ne leur permirent pas de vivre ce que MOI j’allais vivre.

    C’était moi. Moi qui avais été choisi. Mon premier match ! Et pas n’importe quel match. Un match qui, en cas de victoire, projetterait mon équipe en tête du championnat.

    Quand j’entrai sur le terrain : le choc ! Les tribunes du petit stade étaient pleines à craquer et je touchais une pelouse verte comme aucune autre. Pendant les trente minutes d’échauffement, je bondissais d’un bout à l’autre du terrain. J’étais heureux !

    L’heure du match sonna enfin et les deux équipes se mirent en place.

    Le jeu se déroula à merveille et au moment de la mi-temps, le score était toujours nul et vierge. Mais quand un joueur adverse me traita de « dégonflé », je fus si triste. Comment pouvait-on me traiter de « dégonflé » après m’être donné tant de mal. Mais je ne me décourageais pas. Les pompes du vestiaire me remirent d’aplomb.

    Oui, oui, oui !!! J’avançais droit vers le but adverse, j’y étais presque. J’allais peut-être marquer mon premier but. Encore quelques pas. Oui !!!!! Le public criait, nous gagnâmes de un but.

    A ce moment, je pensai à tous mes frères plus beaux et plus forts que moi, qui devaient être dans le noir au fond d’un filet, sur le banc de touche. Et je me dis que j’étais le ballon de football le plus heureux du monde.

     Nicolas


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  • Nouvelle à chute

                 Elle tomba. Il plongea. Disparus. Le drame s’était passé sous mes yeux. J’étais assis dans ma barque, non loin de l’île, attendant qu’un poisson morde à l’hameçon. Avant que l’accident ne se produise, j’avais pu les observer. Le couple avait marché sur un ponton au-dessus de la mer. La femme était blonde au teint pâle. Sa bouche était d’un rouge somptueux et ses yeux d’un bleu lagune. Ses formes étaient parfaitement dessinées. Cette fille était belle, vraiment très belle. L’homme à ses côtés était le compagnon idéal. Celui dont toutes les filles rêvent. La peau bronzée, les yeux bleus-verts, les cheveux ni trop longs, ni trop courts, un corps d’athlète ; il en aurait fait tomber plus d’une. C’était un vrai gentlemen. La scène avait été parfaite. Ils avaient été là tous les deux, main dans la main, leurs regards plongés l’un dans l’autre. Le décor avait été paradisiaque. Tout s’était passé pour le mieux.

    Quand brusquement, un coup de fusil avait retenti. La charmante femme avait poussé un cri, avait perdu connaissance et était tombée dans la mer. Cela faisait maintenant près de cinq heures que le couple avait disparu. Le courant les avait certainement conduits de l’autre côté de l’île. En y repensant, je me demandai pourquoi, et qui avait voulu essayer de les tuer. Je n’avais pas dû suivre l’histoire depuis le début. Le calme régnait sur cette petite terre au milieu de la mer. Le soleil brillait. De fortes rafales de vent apparurent soudainement. Un hélicoptère planait au-dessus de l’île. Sur la plage, l’homme était là. Il les attendait. La machine volante entamait sa phase d’atterrissage. Elle se rapprochait du sol. Des hommes armés sautèrent de celle-ci et engagèrent le combat. Ce merveilleux endroit était devenu un champ de bataille où coups de poing et revolvers s’imposèrent. Seul contre tous, il paraissait invincible, un peu comme James Bond ! Tout ça me semblait un peu irréel.. En plein milieu de la lutte, les combattants s’arrêtèrent. « Coupez ! » venait de crier le metteur en scène.

      Anne Esperet 3ème Marine


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  • Bouboule

    - Ne pars pas Bouboule ! 

      Mais pourquoi m’appellent-ils tous comme cela ?

    Peut-être suis-je un peu petit et disons un peu « rond » mais cela n’est pas une raison. Je suis malgré tout un membre de l’équipe dont ils ne peuvent se passer pour jouer le match, qui va, d’ailleurs, bientôt commencer.

      Mes collègues faisaient en sorte que je ne les entende pas m’appeler comme cela, mais malgré tout, je le savais.

      Je fus placé au centre du terrain, pas très loin de l’arbitre, car le match allait bientôt commencer. Les joueurs de mon équipe vinrent, à leur tour, sur le terrain.

      Le coup de sifflet retentit enfin. J’étais très content de partager ce match.

      Dès le début, comme à tous les matchs , les joueurs me donnèrent des coups, tout en s’assurant qu’il n’y ait pas faute. Bien sûr, l’arbitre n’y voyait rien et le jeu continuait, comme à chaque fois.

      Aujourd’hui le jeu était assez tranquille. Mais à la trente et unième minute, le jeu s’accéléra. Je n’eus pas le temps de regarder qui était autour de moi que l’un des attaquants me shoota dedans. J’atterris dans le fond du filet je ne sais comment car je ne vis pas la chose arriver. Il me semblait, qu’il y avait encore deux minutes, je me trouvais devant le but ; quand tout à coup je sentis un grand choc et je me retrouvai à l’intérieur. Le goal était lui aussi par terre.

      Je me remis alors de ces émotions sur le terrain car le match avait repris et je devais, maintenant, me concentrer sur le jeu.

      Après m’avoir dribblé, l’adversaire envoya une longue passe. Je ne pus le voir qu’une fraction de seconde mais assez pour le décrire. C’était un grand jeune homme ténébreux, dont j’avais, dès le début remarqué, ses yeux d’un bleu perçant.

      L’arbitre siffla alors la mi-temps. Je pris donc le temps de réfléchir, ce qui me permis de me souvenir de ce fabuleux match joué le week-end dernier sous un beau soleil d’été. Le match s’était achevé sur une belle action menée par l’un des attaquants de mon club.

      La mi-temps était maintenant terminée.

      Cette seconde partie fut acharnée et je me pris plusieurs coups, dont un qui entraîna une passe décisive, sans de lourdes conséquences ; ce qui me permit de poursuivre le match. Trente minutes plus tard, environ, deux joueurs me percutèrent et l’un d’eux se retrouva allongé sur la pelouse. L’arbitre siffla l’ultime coup de sifflet. Les gagnants me prirent dans leurs mains et me déposèrent avec tous les autres dans le local près du vestiaire .

       J’étais désormais le ballon de la victoire.         


    Pauline Gauthier


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  • Blanche Ounnoirs était une fille très belle au teint pâle, elle avait de beaux yeux bleus et tout le monde l’adorait malgré son mutisme.

    Elle allait souvent à la plage avec sa famille, elle aimait la mer mais seulement la regarder, car la fille avait une peur bleue de l’eau. Sa mère, elle, adorait se baigner. Elle nageait tous les jours devant sa fille qui la regardait attentivement assise sur le sable mouillé à côté de son père qui dormait paisiblement.

    Blanche adorait ce beau paysage. Les mouettes la fascinaient avec leur grand bec et leurs larges ailles. Les coquillages étaient de toutes les couleurs, malheureusement la plupart étaient en plusieurs morceaux. Ce qu’elle aimait par-dessus tout c’était d’entendre le bruit des vagues sur le sable. Cela lui donnait envi de dormir…

    Quelques mois plus tard, le froid avait commencé à s’installer. La mer était déchainée et glacée. Mais madame Ounnoirs  n’en tenait pas conte et décida de se baigner une dernière fois avant l’hiver. Son mari,  lui,  essayait de lire tant bien que mal le roman par lequel il était absorbé et ne prêta plus attention au froid qui lui glaçait les mains.

    Blanche regardait comme toujours sa mère se baigner. Une mouette passa et Blanche l’admira pendant quelques secondes. Elle détourna à nouveau son regard vers la mer mais son cœur s’arrêta brusquement. Sa mère n’était plus là.

    Tout à coup elle se souvint de son premier anniversaire, de sa maman adorée qui la portait et qui la faisait tourner dans tous les sens et de son père qui regardait la télé ne prêtant aucune attention à son enfant. Elle réagit et alla vers la mer. Elle vaincut  sa peur de l’eau et alla porter secours à sa maman. L’eau lui arrivait déjà aux épaules. Sans le savoir, Blanche allait se tuer. Son père quitta son bouquin dérangé par le vent et comprit vite la situation. Sous l’eau il y avait un trou dans le sable. Blanche tomba. Il plongea. Disparus… Ils étaient tout les trois dans l’eau sans savoir ce qu’il se passait vraiment.
    Soudain un homme chuchota :
    _ Lola réveille-toi ça fais deux heures que tu t’es endormie, tu as pris un énorme coup de soleil sur le dos.

    Constance 3 Marine


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  • Nuit d'Horreur !

    Je dormais avec mes sœurs sur un lit jaune que je trouvais très confortable quand on me sortit brusquement de ce monde imaginaire que l'on appelle " rêve ". J'avais la tête en bas et quelqu'un me tenait par les pieds. Pendant que j'étais encore étourdie, je sus que je passais d'une pièce à l'autre quand on me lança violement sur une table ou tout un tas d'instruments de torture y figuraient. La personne qui me tenait, je pouvais enfin la voir. C'était un homme plutôt trapu et enveloppé qui me faisait face. Il était vêtu de vêtements blancs tachés de sang. Il se rapprocha de moi et me prit fermement les jambes. Je compris qu'il ne me voulait que du mal, alors je me débattus. Il prépara un bain et je compris que celui-ci m'était destiné lorsque mon agresseur m'arracha tous mes vêtements et qu'il me ligota les bras. Ensuite, il prit parmi ses nombreux objets coupants, un hachoir qu'il avait pris la peine de nettoyer. Il me plaqua contre la table, m'écrasant le visage de sa main. Il enleva son bras muni du hachoir. Je sentis alors son regard me transpercer la peau, les yeux remplis de rage. C'est alors qu'un rictus sadique vint habiller le coin de ses lèvres et son bras s'abaissa, laissant son arme me trancher un pied. Je me mis à hurler de toutes mes forces et il me coupa le deuxième pied. Mon sang vint s'ajouter aux multiples tâches déjà présentes sur ses vêtements avant qu'il ne me torture. Sans savoir pourquoi je me rappelais de ses souvenirs agréables qui vous font chaud au cœur. C'était un jour de beau temps où mes frères, mes sœurs et moi, jouions ensembles avec notre chère maman. Un jour que j'avais vécu avant que ma mère ne disparaisse…

     Lorsque le bain fut près, celui que je pouvais désormais nommer mon bourreau, me porta jusqu'à cette eau en ébullition, puis il me lâcha sans prévenir. Je suffoquai, ma peau brulait, je voulais en finir. J’essayais de garder la tête hors de l'eau. Mais à un moment, je fermai les yeux et me dit que finalement, une vie de poule n'était pas vraiment l'idéal !

    Florine Hamard 3M

     


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  •      Je devais être le plus grand fan de foot de la planète. A chaque match ou à chaque entraînement, j’étais sur le terrain. Le foot était ma raison de vivre. C’est pourquoi quelques mois auparavant, on m’avait sélectionné dans l’équipe de Marseille pour remplacer un collègue qui avait « rendu l’âme ».  Sans lui, ou sans moi d’ailleurs, l’OM n’avait plus raison d’être.

         C’est pourquoi ce jour là je me retrouvai sur le terrain pour la coupe du monde. Sans doute la compétition la plus importante de ma vie. Le match commença. Je me pris des coups de pieds, puis un plus violent qui m’entraîna vers le goal et qui me fit marquer un but.  Cela me rappela un vague souvenir de ma carrière de débutant ; je n’avais pas atterri dans un filet, ce jour là, mais dans un poteau qui m’avait fait extrêmement mal à la tête.

        Mais à présent, après mon remarquable but, je planais dans les airs, je volais. J’étais heureux. Heureux de vivre, heureux d’être sur ce terrain. Je planais tellement qu’en retombant, je ne me rendis pas compte que l’un des joueurs m’étais tombé dessus à cause d’un des hommes de l’équipe adverse qui l’avait fait trébucher volontairement. Il m’écrasait. Cet homme me faisait manger l’herbe du terrain. Il avait des aisselles poilues et une odeur de transpiration insupportable. Le match se termina. Il n’y avait pas eu de prolongations, car le seul but marqué de la soirée était le mien pour l’équipe de l’OM. Qu’aurait fait cette équipe sans moi ?

    Enfin. Aujourd’hui, j’étais un vieux ballon de foot rangé dans un local. On m’avait remplacé car j’avais à mon tour « rendu l’âme ».

     L.Folletti


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  • L'abattoir 

       Les bouchers étaient tous là, prêts à rentrer dans l'arène. Une trentaine d'entre eux était prêts à passer à l'attaque. Moi, le petit phénomène blanc tacheté de noir, j'étais enfermé depuis une semaine dans ce sombre enclos dans lequel je me sentais rassuré.

       Je rentrai alors dans cette immense structure. Le chef donna l'ordre d'actionner les machines. Ils me prirent à deux et me plaquèrent à terre. Ils me relâchèrent quelques instants plus tard : c'était donc un moment de répit pour ma part. A ce moment-là, je pensai à toutes ces heures passées dans ces champs à me reposer et à me rouler dans l'herbe. Puis, je fus enfoui dans un plastique et envoyé sur le côté de l'arène. Je me sentis moins bien, au fur et à mesure d'être transporté de droite à gauche. Les coups de pied et autres coups me firent perdre la tête. Cela faisait quarante minutes que je souffrais le martyre. Au bout de soixante quinze minutes de souffrance, j'étais couvert de coups et de plaies. J'étais méconnaissable. Les bouchers étaient fatigués mais ce n'était pas encore à mon tour d'y passer. Il leur restait cinq minutes de travail avant l'arrêt des machines. Ces cinq minutes passées, le chef ordonna l'arrêt des bolides.

     Le cauchemar était fini, le XV de France l'avait emporté contre le XV de la Rose. Moi, le pauvre petit ballon de rugby, j'étais dans les bras de l'arbitre couvert de tâches rouges mais toujours vivant. Je sortis sous les applaudissements des spectateurs venus en masse voir ce match.

     


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  • C’était un jour difficile pour moi, le jour où je m’étais fait plaquer par une bande de garçons.

    Tout avait commencé quand on m’avait arraché de ma place habituelle, des inconnus m’’avaient jeté dehors comme … un vieux sac poubelle. J’ai entendu un coup de sifflet et des jeunes hommes m’ont encerclé. Je ne pouvais plus voir le beau ciel bleu qui était présent ce jour là. Je ne pouvais voir que l’herbe parée de lignes blanches. Puis un gars m’a envoyé en l’air, je suis passé d’une personne à une autre. Un monsieur m’a lancé très haut dans les airs. J’eus très peur de mourir, je croyais que c’était fini pour moi, je ne savais pas où j’étais ni où j’allais atterrir. Le pire c’est que j’avais le vertige. J’étais peut être à 15 m de haut !

    Après avoir réfléchi, je me suis demandé  si j’allais mourir. Mettez vous à ma place ! Est-ce comme cela que mon avenir était tracé ? Tracé à me faire taper dessus touts les samedis ? Est-ce une vie ? Après 20 secondes de répit, j’étais finalement retombé à terre. Le seul moment que j’ai apprécié était quand un bel et courageux jeune homme me prit dans ces bras pour m’emmener avec lui. Désespoir !       Un autre me pris sauvagement pour m’écraser contre le sol.

    Le comble fut qu’un orage éclata soudain dans le ciel pour déverser ses tonnes d’eau. Il transforma le terrain en une vaste patinoire de boue. J’eus de la boue partout bien sûr, et j’eus très mal. Puis, ne se souciant pas de moi, ces personnes ont continué à m’aplatir par terre, à me faire mal, à me lancer dans les airs. Peu de temps après, j’entendis à nouveau un grand coup de sifflet, ce qui signifiait que j’allais pouvoir me faire recoudre. Sauf s’ils avaient décidé d’en finir avec moi en m’éliminant du jeu. Ma crainte revint d’un seul coup. L’entraineur me regarda avec dédain.

    Le match de rugby était enfin terminé. Pauvre petit ballon que je suis.

     


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  • Drôle de jeu

              Ce matin, une petite fille blonde était à la gare avec sa maman. Elle s'appelait Louise Ringeval et avait 4 ans, sa mère quant à elle s'appelait Noémie. La petite famille prit le train direction Marseille. Une fois par mois elles se rendaient dans le sud pour profiter du soleil. Comme à chaque fois Louise trouvait le trajet long. La belle enfant s'asseyait toujours côté fenêtre, à droite de sa maman. Durant les trois heures de voyage la petite Louise écoutait les livres que sa maman lui lisait. Pendant quinze minutes, elle se promena dans l'allée du wagon dans les bras de sa maman.

           Quand près de Gonesse, Louise Ringeval, tomba d'un direct et fut recueillie par un rapide une demi-heure après d'être tombée. Ce rapide l'amena à la gare de Lyon où elle attendit sagement l'arrivée de sa maman. Pendant ce temps là, après un moment sans avoir de nouvelles de sa fille, sa mère engagea des recherches dans le train, sans réussite. Elle avait du se rendre à l'évidence que sa fille était tombée sur les rails. Noémie, affolée, fit prévenir la gendarmerie. Celle-ci avait déjà entamé des recherches et avait retrouvé la petite fille à la gare de Lyon. Un officier contacta alors la maman de Louise pour l'informer qu'ils avaient retrouvé sa fille. Elle fut envahie de joie et prit un train pour retrouver sa chère et tendre enfant. La petite fille dût attendre une demi-heure avant l'arrivée de sa maman. Elle n'avait aucune égratignure, aucun bleu, aucune bosse. C'était comme si elle n'était jamais tombée du train. Pas un mot, pas un son ne sortit de sa bouche. La peur la paralysait. Après les émouvantes retrouvailles avec Louise, Noémie décida de la conduire chez le médecin. A la fin des nombreux examens, le docteur conclut que Louise n'avait rien de cassé alors toute la petite famille rentra chez elle 6 rue Daval à Paris.

           Tout en jouant encore avec sa poupée, Marie, une fillette de sept ans entendit:

    « Arrête de jouer avec ton circuit de train et ta poupée « Louise » , c'est l'heure de manger Marie!

       -J'arrive maman. » 

     Audrey Poulnais 3 lilas

     


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