• C’était fait. Moi qui attendais ce moment depuis tellement longtemps. Il m’était même devenu impossible de supporter ces bambins qui jouaient avec mes frères. J’étais très jaloux. Qu’avaient-ils de plus que moi ? Peut-être était-ce leur manteau à carreau immaculé qui leur valait l’honneur d’être choisis pour jouer, ou serait-ce plutôt grâce à leur gonflette que je n’avais pas. Mais leurs atouts et leur rembourrage ne leur permirent pas de vivre ce que MOI j’allais vivre.

    C’était moi. Moi qui avais été choisi. Mon premier match ! Et pas n’importe quel match. Un match qui, en cas de victoire, projetterait mon équipe en tête du championnat.

    Quand j’entrai sur le terrain : le choc ! Les tribunes du petit stade étaient pleines à craquer et je touchais une pelouse verte comme aucune autre. Pendant les trente minutes d’échauffement, je bondissais d’un bout à l’autre du terrain. J’étais heureux !

    L’heure du match sonna enfin et les deux équipes se mirent en place.

    Le jeu se déroula à merveille et au moment de la mi-temps, le score était toujours nul et vierge. Mais quand un joueur adverse me traita de « dégonflé », je fus si triste. Comment pouvait-on me traiter de « dégonflé » après m’être donné tant de mal. Mais je ne me décourageais pas. Les pompes du vestiaire me remirent d’aplomb.

    Oui, oui, oui !!! J’avançais droit vers le but adverse, j’y étais presque. J’allais peut-être marquer mon premier but. Encore quelques pas. Oui !!!!! Le public criait, nous gagnâmes de un but.

    A ce moment, je pensai à tous mes frères plus beaux et plus forts que moi, qui devaient être dans le noir au fond d’un filet, sur le banc de touche. Et je me dis que j’étais le ballon de football le plus heureux du monde.

     Nicolas


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  • Nouvelle à chute

                 Elle tomba. Il plongea. Disparus. Le drame s’était passé sous mes yeux. J’étais assis dans ma barque, non loin de l’île, attendant qu’un poisson morde à l’hameçon. Avant que l’accident ne se produise, j’avais pu les observer. Le couple avait marché sur un ponton au-dessus de la mer. La femme était blonde au teint pâle. Sa bouche était d’un rouge somptueux et ses yeux d’un bleu lagune. Ses formes étaient parfaitement dessinées. Cette fille était belle, vraiment très belle. L’homme à ses côtés était le compagnon idéal. Celui dont toutes les filles rêvent. La peau bronzée, les yeux bleus-verts, les cheveux ni trop longs, ni trop courts, un corps d’athlète ; il en aurait fait tomber plus d’une. C’était un vrai gentlemen. La scène avait été parfaite. Ils avaient été là tous les deux, main dans la main, leurs regards plongés l’un dans l’autre. Le décor avait été paradisiaque. Tout s’était passé pour le mieux.

    Quand brusquement, un coup de fusil avait retenti. La charmante femme avait poussé un cri, avait perdu connaissance et était tombée dans la mer. Cela faisait maintenant près de cinq heures que le couple avait disparu. Le courant les avait certainement conduits de l’autre côté de l’île. En y repensant, je me demandai pourquoi, et qui avait voulu essayer de les tuer. Je n’avais pas dû suivre l’histoire depuis le début. Le calme régnait sur cette petite terre au milieu de la mer. Le soleil brillait. De fortes rafales de vent apparurent soudainement. Un hélicoptère planait au-dessus de l’île. Sur la plage, l’homme était là. Il les attendait. La machine volante entamait sa phase d’atterrissage. Elle se rapprochait du sol. Des hommes armés sautèrent de celle-ci et engagèrent le combat. Ce merveilleux endroit était devenu un champ de bataille où coups de poing et revolvers s’imposèrent. Seul contre tous, il paraissait invincible, un peu comme James Bond ! Tout ça me semblait un peu irréel.. En plein milieu de la lutte, les combattants s’arrêtèrent. « Coupez ! » venait de crier le metteur en scène.

      Anne Esperet 3ème Marine


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  • Bouboule

    - Ne pars pas Bouboule ! 

      Mais pourquoi m’appellent-ils tous comme cela ?

    Peut-être suis-je un peu petit et disons un peu « rond » mais cela n’est pas une raison. Je suis malgré tout un membre de l’équipe dont ils ne peuvent se passer pour jouer le match, qui va, d’ailleurs, bientôt commencer.

      Mes collègues faisaient en sorte que je ne les entende pas m’appeler comme cela, mais malgré tout, je le savais.

      Je fus placé au centre du terrain, pas très loin de l’arbitre, car le match allait bientôt commencer. Les joueurs de mon équipe vinrent, à leur tour, sur le terrain.

      Le coup de sifflet retentit enfin. J’étais très content de partager ce match.

      Dès le début, comme à tous les matchs , les joueurs me donnèrent des coups, tout en s’assurant qu’il n’y ait pas faute. Bien sûr, l’arbitre n’y voyait rien et le jeu continuait, comme à chaque fois.

      Aujourd’hui le jeu était assez tranquille. Mais à la trente et unième minute, le jeu s’accéléra. Je n’eus pas le temps de regarder qui était autour de moi que l’un des attaquants me shoota dedans. J’atterris dans le fond du filet je ne sais comment car je ne vis pas la chose arriver. Il me semblait, qu’il y avait encore deux minutes, je me trouvais devant le but ; quand tout à coup je sentis un grand choc et je me retrouvai à l’intérieur. Le goal était lui aussi par terre.

      Je me remis alors de ces émotions sur le terrain car le match avait repris et je devais, maintenant, me concentrer sur le jeu.

      Après m’avoir dribblé, l’adversaire envoya une longue passe. Je ne pus le voir qu’une fraction de seconde mais assez pour le décrire. C’était un grand jeune homme ténébreux, dont j’avais, dès le début remarqué, ses yeux d’un bleu perçant.

      L’arbitre siffla alors la mi-temps. Je pris donc le temps de réfléchir, ce qui me permis de me souvenir de ce fabuleux match joué le week-end dernier sous un beau soleil d’été. Le match s’était achevé sur une belle action menée par l’un des attaquants de mon club.

      La mi-temps était maintenant terminée.

      Cette seconde partie fut acharnée et je me pris plusieurs coups, dont un qui entraîna une passe décisive, sans de lourdes conséquences ; ce qui me permit de poursuivre le match. Trente minutes plus tard, environ, deux joueurs me percutèrent et l’un d’eux se retrouva allongé sur la pelouse. L’arbitre siffla l’ultime coup de sifflet. Les gagnants me prirent dans leurs mains et me déposèrent avec tous les autres dans le local près du vestiaire .

       J’étais désormais le ballon de la victoire.         


    Pauline Gauthier


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  • Blanche Ounnoirs était une fille très belle au teint pâle, elle avait de beaux yeux bleus et tout le monde l’adorait malgré son mutisme.

    Elle allait souvent à la plage avec sa famille, elle aimait la mer mais seulement la regarder, car la fille avait une peur bleue de l’eau. Sa mère, elle, adorait se baigner. Elle nageait tous les jours devant sa fille qui la regardait attentivement assise sur le sable mouillé à côté de son père qui dormait paisiblement.

    Blanche adorait ce beau paysage. Les mouettes la fascinaient avec leur grand bec et leurs larges ailles. Les coquillages étaient de toutes les couleurs, malheureusement la plupart étaient en plusieurs morceaux. Ce qu’elle aimait par-dessus tout c’était d’entendre le bruit des vagues sur le sable. Cela lui donnait envi de dormir…

    Quelques mois plus tard, le froid avait commencé à s’installer. La mer était déchainée et glacée. Mais madame Ounnoirs  n’en tenait pas conte et décida de se baigner une dernière fois avant l’hiver. Son mari,  lui,  essayait de lire tant bien que mal le roman par lequel il était absorbé et ne prêta plus attention au froid qui lui glaçait les mains.

    Blanche regardait comme toujours sa mère se baigner. Une mouette passa et Blanche l’admira pendant quelques secondes. Elle détourna à nouveau son regard vers la mer mais son cœur s’arrêta brusquement. Sa mère n’était plus là.

    Tout à coup elle se souvint de son premier anniversaire, de sa maman adorée qui la portait et qui la faisait tourner dans tous les sens et de son père qui regardait la télé ne prêtant aucune attention à son enfant. Elle réagit et alla vers la mer. Elle vaincut  sa peur de l’eau et alla porter secours à sa maman. L’eau lui arrivait déjà aux épaules. Sans le savoir, Blanche allait se tuer. Son père quitta son bouquin dérangé par le vent et comprit vite la situation. Sous l’eau il y avait un trou dans le sable. Blanche tomba. Il plongea. Disparus… Ils étaient tout les trois dans l’eau sans savoir ce qu’il se passait vraiment.
    Soudain un homme chuchota :
    _ Lola réveille-toi ça fais deux heures que tu t’es endormie, tu as pris un énorme coup de soleil sur le dos.

    Constance 3 Marine


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  • Nuit d'Horreur !

    Je dormais avec mes sœurs sur un lit jaune que je trouvais très confortable quand on me sortit brusquement de ce monde imaginaire que l'on appelle " rêve ". J'avais la tête en bas et quelqu'un me tenait par les pieds. Pendant que j'étais encore étourdie, je sus que je passais d'une pièce à l'autre quand on me lança violement sur une table ou tout un tas d'instruments de torture y figuraient. La personne qui me tenait, je pouvais enfin la voir. C'était un homme plutôt trapu et enveloppé qui me faisait face. Il était vêtu de vêtements blancs tachés de sang. Il se rapprocha de moi et me prit fermement les jambes. Je compris qu'il ne me voulait que du mal, alors je me débattus. Il prépara un bain et je compris que celui-ci m'était destiné lorsque mon agresseur m'arracha tous mes vêtements et qu'il me ligota les bras. Ensuite, il prit parmi ses nombreux objets coupants, un hachoir qu'il avait pris la peine de nettoyer. Il me plaqua contre la table, m'écrasant le visage de sa main. Il enleva son bras muni du hachoir. Je sentis alors son regard me transpercer la peau, les yeux remplis de rage. C'est alors qu'un rictus sadique vint habiller le coin de ses lèvres et son bras s'abaissa, laissant son arme me trancher un pied. Je me mis à hurler de toutes mes forces et il me coupa le deuxième pied. Mon sang vint s'ajouter aux multiples tâches déjà présentes sur ses vêtements avant qu'il ne me torture. Sans savoir pourquoi je me rappelais de ses souvenirs agréables qui vous font chaud au cœur. C'était un jour de beau temps où mes frères, mes sœurs et moi, jouions ensembles avec notre chère maman. Un jour que j'avais vécu avant que ma mère ne disparaisse…

     Lorsque le bain fut près, celui que je pouvais désormais nommer mon bourreau, me porta jusqu'à cette eau en ébullition, puis il me lâcha sans prévenir. Je suffoquai, ma peau brulait, je voulais en finir. J’essayais de garder la tête hors de l'eau. Mais à un moment, je fermai les yeux et me dit que finalement, une vie de poule n'était pas vraiment l'idéal !

    Florine Hamard 3M

     


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