•      Je devais être le plus grand fan de foot de la planète. A chaque match ou à chaque entraînement, j’étais sur le terrain. Le foot était ma raison de vivre. C’est pourquoi quelques mois auparavant, on m’avait sélectionné dans l’équipe de Marseille pour remplacer un collègue qui avait « rendu l’âme ».  Sans lui, ou sans moi d’ailleurs, l’OM n’avait plus raison d’être.

         C’est pourquoi ce jour là je me retrouvai sur le terrain pour la coupe du monde. Sans doute la compétition la plus importante de ma vie. Le match commença. Je me pris des coups de pieds, puis un plus violent qui m’entraîna vers le goal et qui me fit marquer un but.  Cela me rappela un vague souvenir de ma carrière de débutant ; je n’avais pas atterri dans un filet, ce jour là, mais dans un poteau qui m’avait fait extrêmement mal à la tête.

        Mais à présent, après mon remarquable but, je planais dans les airs, je volais. J’étais heureux. Heureux de vivre, heureux d’être sur ce terrain. Je planais tellement qu’en retombant, je ne me rendis pas compte que l’un des joueurs m’étais tombé dessus à cause d’un des hommes de l’équipe adverse qui l’avait fait trébucher volontairement. Il m’écrasait. Cet homme me faisait manger l’herbe du terrain. Il avait des aisselles poilues et une odeur de transpiration insupportable. Le match se termina. Il n’y avait pas eu de prolongations, car le seul but marqué de la soirée était le mien pour l’équipe de l’OM. Qu’aurait fait cette équipe sans moi ?

    Enfin. Aujourd’hui, j’étais un vieux ballon de foot rangé dans un local. On m’avait remplacé car j’avais à mon tour « rendu l’âme ».

     L.Folletti


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  • L'abattoir 

       Les bouchers étaient tous là, prêts à rentrer dans l'arène. Une trentaine d'entre eux était prêts à passer à l'attaque. Moi, le petit phénomène blanc tacheté de noir, j'étais enfermé depuis une semaine dans ce sombre enclos dans lequel je me sentais rassuré.

       Je rentrai alors dans cette immense structure. Le chef donna l'ordre d'actionner les machines. Ils me prirent à deux et me plaquèrent à terre. Ils me relâchèrent quelques instants plus tard : c'était donc un moment de répit pour ma part. A ce moment-là, je pensai à toutes ces heures passées dans ces champs à me reposer et à me rouler dans l'herbe. Puis, je fus enfoui dans un plastique et envoyé sur le côté de l'arène. Je me sentis moins bien, au fur et à mesure d'être transporté de droite à gauche. Les coups de pied et autres coups me firent perdre la tête. Cela faisait quarante minutes que je souffrais le martyre. Au bout de soixante quinze minutes de souffrance, j'étais couvert de coups et de plaies. J'étais méconnaissable. Les bouchers étaient fatigués mais ce n'était pas encore à mon tour d'y passer. Il leur restait cinq minutes de travail avant l'arrêt des machines. Ces cinq minutes passées, le chef ordonna l'arrêt des bolides.

     Le cauchemar était fini, le XV de France l'avait emporté contre le XV de la Rose. Moi, le pauvre petit ballon de rugby, j'étais dans les bras de l'arbitre couvert de tâches rouges mais toujours vivant. Je sortis sous les applaudissements des spectateurs venus en masse voir ce match.

     


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  • C’était un jour difficile pour moi, le jour où je m’étais fait plaquer par une bande de garçons.

    Tout avait commencé quand on m’avait arraché de ma place habituelle, des inconnus m’’avaient jeté dehors comme … un vieux sac poubelle. J’ai entendu un coup de sifflet et des jeunes hommes m’ont encerclé. Je ne pouvais plus voir le beau ciel bleu qui était présent ce jour là. Je ne pouvais voir que l’herbe parée de lignes blanches. Puis un gars m’a envoyé en l’air, je suis passé d’une personne à une autre. Un monsieur m’a lancé très haut dans les airs. J’eus très peur de mourir, je croyais que c’était fini pour moi, je ne savais pas où j’étais ni où j’allais atterrir. Le pire c’est que j’avais le vertige. J’étais peut être à 15 m de haut !

    Après avoir réfléchi, je me suis demandé  si j’allais mourir. Mettez vous à ma place ! Est-ce comme cela que mon avenir était tracé ? Tracé à me faire taper dessus touts les samedis ? Est-ce une vie ? Après 20 secondes de répit, j’étais finalement retombé à terre. Le seul moment que j’ai apprécié était quand un bel et courageux jeune homme me prit dans ces bras pour m’emmener avec lui. Désespoir !       Un autre me pris sauvagement pour m’écraser contre le sol.

    Le comble fut qu’un orage éclata soudain dans le ciel pour déverser ses tonnes d’eau. Il transforma le terrain en une vaste patinoire de boue. J’eus de la boue partout bien sûr, et j’eus très mal. Puis, ne se souciant pas de moi, ces personnes ont continué à m’aplatir par terre, à me faire mal, à me lancer dans les airs. Peu de temps après, j’entendis à nouveau un grand coup de sifflet, ce qui signifiait que j’allais pouvoir me faire recoudre. Sauf s’ils avaient décidé d’en finir avec moi en m’éliminant du jeu. Ma crainte revint d’un seul coup. L’entraineur me regarda avec dédain.

    Le match de rugby était enfin terminé. Pauvre petit ballon que je suis.

     


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  • Drôle de jeu

              Ce matin, une petite fille blonde était à la gare avec sa maman. Elle s'appelait Louise Ringeval et avait 4 ans, sa mère quant à elle s'appelait Noémie. La petite famille prit le train direction Marseille. Une fois par mois elles se rendaient dans le sud pour profiter du soleil. Comme à chaque fois Louise trouvait le trajet long. La belle enfant s'asseyait toujours côté fenêtre, à droite de sa maman. Durant les trois heures de voyage la petite Louise écoutait les livres que sa maman lui lisait. Pendant quinze minutes, elle se promena dans l'allée du wagon dans les bras de sa maman.

           Quand près de Gonesse, Louise Ringeval, tomba d'un direct et fut recueillie par un rapide une demi-heure après d'être tombée. Ce rapide l'amena à la gare de Lyon où elle attendit sagement l'arrivée de sa maman. Pendant ce temps là, après un moment sans avoir de nouvelles de sa fille, sa mère engagea des recherches dans le train, sans réussite. Elle avait du se rendre à l'évidence que sa fille était tombée sur les rails. Noémie, affolée, fit prévenir la gendarmerie. Celle-ci avait déjà entamé des recherches et avait retrouvé la petite fille à la gare de Lyon. Un officier contacta alors la maman de Louise pour l'informer qu'ils avaient retrouvé sa fille. Elle fut envahie de joie et prit un train pour retrouver sa chère et tendre enfant. La petite fille dût attendre une demi-heure avant l'arrivée de sa maman. Elle n'avait aucune égratignure, aucun bleu, aucune bosse. C'était comme si elle n'était jamais tombée du train. Pas un mot, pas un son ne sortit de sa bouche. La peur la paralysait. Après les émouvantes retrouvailles avec Louise, Noémie décida de la conduire chez le médecin. A la fin des nombreux examens, le docteur conclut que Louise n'avait rien de cassé alors toute la petite famille rentra chez elle 6 rue Daval à Paris.

           Tout en jouant encore avec sa poupée, Marie, une fillette de sept ans entendit:

    « Arrête de jouer avec ton circuit de train et ta poupée « Louise » , c'est l'heure de manger Marie!

       -J'arrive maman. » 

     Audrey Poulnais 3 lilas

     


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